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APPEL À COMMUNICATION :

Nous vous invitons à nous transmettre vos propositions de communication avant le 30 juin 2024 et à prendre connaissance des modalités de soumission ci-dessous :

La notion de subjectivation a actuellement une place centrale dans le domaine des relations de soin et en particulier la clinique du handicap. Processus toujours ouvert, jamais achevé, il constitue un outil précieux pour explorer les enjeux psychiques des situations de handicap. Il rend compte de l’articulation entre d’une part le corps organique, dont les processus ne sont jamais complétement soumis au régime du corps érogène, et d’autre part le lien à l’autre, au monde, à la symbolisation, et in fine la construction en tant que sujet.
Mais la clinique du handicap a montré à maintes reprises comment les personnes concernées par le handicap sont confrontées à des expériences de désubjectivation de la part de l’autre, déni de la subjectivité, déni de la valeur des produits de la pensée, mobilisant des dynamiques de déshumanisation (particulièrement fortes dans les situations de polyhandicap).
Ces phénomènes – tels que la stigmatisation et l’exclusion- qui ont lieu dans l’espace social élargi ont des effets importants et délétères, sur la vie psychique du sujet concerné par le handicap.
Tout sujet a besoin de se voir, de s’entendre, de se sentir et d’être vu et entendu. Le regard et les soins parentaux constituent un premier reflet dont dispose l’enfant pour se construire. Mais comment avoir accès à l’expérience de la réflexivité quand le handicap déclenche un détournement du regard ? Ou encore, des anticipations sombres sur l’avenir possible pour la personne concernée ? Comment alors maintenir la possibilité d’établir un travail de subjectivation ?
La rencontre avec l’autre permet au sujet d’entamer ce processus de re-subjectivation. Les équipes interdisciplinaires et les institutions de soin peuvent favoriser la construction d’une nouvelle version du positionnement du sujet dans le monde en élaborant avec lui de nouvelles réalités corporelles et relationnelles

> Pré-requis : aucun

> Objectfis :

L’action de formation entre dans la catégorie des actions de formation (adaptation, promotion, acquisition, entretien ou perfectionnement des connaissances…) dans le champ du handicap prévue par l’article L. 6313-1 du code du travail.

  1. Explorer les définitions de la subjectivation dans le champ du handicap.
  2. Comprendre les processus de subjectivation dans le champ du handicap, leurs opérateurs (réflexivité, lien à l’autre, ré-subjectivation), leurs enjeux et vicissitudes.
  3. Connaître les particularités des processus de subjectivation dans le champ du handicap aux différents âges de la vie.
  4. Articuler les dimensions intrapsychiques et intersubjectives qui participent des processus de subjectivation dans le champ du handicap.
  5. Connaître et comprendre le rôle que les médiations thérapeutiques, les dispositifs et les institutions ont dans les possibilités de ré-subjectivation de l’expérience du handicap.

 

> Modalités et délais d’accès :

Les participants peuvent s’inscrire à titre individuel (en ligne avec règlement par CB) ou par l’intermédiaire de leur employeur, au titre de la formation professionnelle.
Toute inscription est possible jusqu’au 12 novembre 2024 – 18h00, et sur place dans la limite de l’effectif maximal (400 personnes)
Pour les inscriptions au titre de la formation professionnelle, un formulaire en ligne est à compléter. Une convention établie avec les informations reçues vous sera adressée par retour de mail. Dès réception de sa version signée, une confirmation d’inscription vous sera transmise.
Une convocation est envoyée à tous les inscrits.
Pour tout renseignement concernant ce tarif : anep0091@gmail.com

> Méthodes mobilisées :

  • Conférences plénières et tables rondes faites par des experts dans la thématique
  • Cas cliniques exposés et discutés.
  • Films illustrant certains points du programme.
  • Ateliers avec d’échanges interactifs entre les participants et les exposants.

Le débat entre les participants est privilégié pour permettre l’appropriation des nouvelles connaissances.
Les conférenciers et les animateurs des ateliers sont particulièrement attentifs à faciliter l’articulation entre les apports théoriques et les pratiques des participants. Ils cherchent à susciter l’interrogation sur la pratique, à réfléchir sur les dispositifs de soin des personnes en situation de handicap et leurs familles.
La mise en tension entre théorie et pratique est un point essentiel.
Des supports de lecture et une bibliographie seront distribués aux participants.

> Modalités d’évaluation :

  • Évaluation des acquis en fin de session par un questionnaire/auto- évaluation.
  • Évaluation de la satisfaction par un questionnaire en fin de session.

Accessibilité aux personnes en situation de handicap :
L’accès au colloque est possible aux personnes à mobilité réduite ; des hôtesses présentes sur place peuvent accompagner les personnes en situation de handicap visuel.
L’entrée est accessible aux PMR par l’entrée basse de l’amphithéâtre. Un parcours spécifique sera fléché.
L’accès est gratuit aux accompagnants de personnes en situation de handicap.
Selon votre situation et dans la mesure de nos possibilités, des modalités de compensation et d’adaptation sont mises en œuvre.
N’hésitez pas à prendre contact avec nous si vous souhaitez nous faire part d’une situation de handicap : contact@siiclha.com

Avec le soutien

Partenaires

Organisateurs

Comité d’organisation

  • Pierre Ancet, Professeur, philosophe, Université de Bourgogne – Dijon
  • Marco Araneda, MCF (CRPMS) Université́ Paris Diderot
  • Anne Boissel, MCF- HDR (CRFDP) Université́ Rouen Normandie
  • Sophie Boursange, psychologue clinicienne, Doctorante (PCPP), Université Paris-Cité
  • Albert Ciccone, professeur (CRPPC) Université́ Lyon 2
  • Clémence Dayan, MCF (CLIPSYD) Université Paris-Nanterre
  • Caroline Demeule, docteure en psychologie clinique, psychologue, Paris
  • Marcela Gargiulo, professeur (PCPP) Université́ Paris
  • Johan de Groef, philosophe, psychanalyste, pédagogue, Louvain (Belgique)
  • Tamara Guenoun, MCU, psychologue, Lyon
  • Simone Korff-Sausse, MCF (CRPMS) Université Paris
  • Sylvain Missonnier, professeur (PCPP) Université Paris
 

Intervenants

  • Pierre Ancet, professeur de philosophie (LIR3S), Université de Bourgogne
  • Marco Araneda, MCF en psychologie (CRPMS), Université Paris-Cité
  • Anne Boissel, MCF HDR en psychologie (CRFDP), Université Rouen-Normandie
  • Albert Ciccone, professeur de psychologie (CRPPC) , psychanalyste, Université Lyon 2
  • Clémence Dayan, MCF en psychologie (CLIPSYD), Université Paris-Cité
  • Caroline Demeule, docteure en psychologie clinique, psychologue, Paris
  • Marcela Gargiulo, professeure de psychologie (PCPP), Université Paris-Cité
  • Johan de Groef, philosophe, psychanalyste, pédagogue, Louvain – Belgique
  • Tamara Guenoun, MCU, CRPPC, psychologue, Lyon
  • Simone Korff-Sausse, MCF en psychologie, psychanalyste, Université Paris-Cité
  • Sylvain Missonnier, professeur de psychologie (PCPP), psychanalyste, Université Paris-Cité
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