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2 sessions de 5 ateliers se tiendront
le samedi 26 novembre entre 9 heures et 12 heures.
Nous attendons vos propositions de communication que
vous pouvez nous transmettre jusqu’au 1er juin 2022

La question de la visibilité du handicap est parfois jugée négligeable, en tant que liée à l’apparence, donc à des éléments superficiels et susceptibles d’être aisément relativisés.

Or cette (in)visibilité est au cœur de l’approche du handicap menée par les sciences humaines, du stigmate à la négation de la différence, en passant par toute une série de gradations entre le visible et l’invisible : l’étrangeté ponctuelle d’un comportement, à la perception vague d’une différence impossible à mettre en mots, la différence cachée au regard ou compensée avec effort…

Nul doute que la visibilité du handicap (qu’elle soit physique ou comportementale) a des conséquences psycho-sociales qu’il serait important de considérer en elles-mêmes, indépendamment des conséquences supposées nécessaires d’une atteinte : paradoxalement, la différence d’apparence majeure rend le sujet qui la porte invisible, comme caché derrière son corps qui fait de l’ombre à la relation. Et ce retrait suscité involontairement par l’apparence s’inscrit progressivement en lui comme faisant partie de sa personnalité.

La vie psychique des sujets se nourrit en effet des regards portés sur leurs corps, leurs expressions faciales, leurs mouvements… L’image de soi est une notion à la fois externe et interne qui se construit dans des interactions : il n’est donc pas possible d’évacuer les conséquences liées à un excès involontaire de visibilité, que le handicap soit de naissance ou acquis. Cette sous-estimation de l’apparence interroge le transfert mais aussi le contre-transfert mis en place à son propos, donc la manière dont les thérapeutes vivent eux-mêmes la question de l’(in)visibilité du handicap.

Le handicap vécu peut être amplifié par ces conséquences psycho-sociales, et ce à tous les âges de la vie. Le rejet de l’apparence peut même exister avant la naissance, lorsque des parents demandent une IMG pour des raisons moins liées à l’espérance de vie ou à des aspects fonctionnels qu’aux risques de stigmatisation sociale de l’enfant à venir.

Lorsque le handicap est invisible (handicap psychique, conséquence d’une lésion cérébrale, douleurs chroniques, épuisement, troubles dys, neurospécificité…) la difficulté est plutôt de faire reconnaître sa particularité, ses difficultés et ses besoins de compensation tant les autres les relativisent, accusant le sujet concerné d’être faible, toujours dans la plainte et de manquer de volonté. Ce qui n’apparaît pas au regard mais doit être déduit d’un récit est beaucoup plus difficile à imaginer (si tant est que l’on imagine jamais ce que vit celui ou celle dont le handicap est bien visible).

Enfin il est des handicaps très visibles qui peuvent être masqués comme le port d’une prothèse ou toute autre particularité cachée mais pouvant devenir brusquement très visible : qu’induit le risque de sa révélation dans les rapports avec les autres ? Quelles sont les difficultés associées à un dévoilement  involontaire ou au fait de rester perpétuellement sur le seuil entre la différence visible et la normalité invisible ?

Avec le soutien

Partenaires

Organisateurs

Comité d’organisation

  • Marco Araneda, MCF (CRPMS) Université́ Paris Diderot
  • Pierre Ancet,  Professeur, philosophe, Université de Bourgogne – Dijon
  • Anne BoisseL, MCF- HDR (CRFDP) Université́ Rouen Normandie
  • Albert Ciccone, professeur (CRPPC) Université́ Lyon 2
  • Clémence Dayan,  MCF (CLIPSYD) Université Paris-Nanterre
  • Marcela Gargiulo, professeur (PCPP) Université́ Paris
  • Simone Korff-Sausse, MCF (CRPMS) Université́ Paris
  • Alexandra Laurent, professeur de psychologie clinique, Université de Bourgogne - Dijon
  • Sylvain Missonnier, professeur (PCPP) Université́ Paris
  • Roger Salbreux, pédopsychiatre (ANECAMSP) Paris
  • Johan de Groef, Ecole Belge de Psychanalyse, Belgique.

Intervenants

En attente d’informations

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